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L’HISTORIAL SUCCINCT DU CHATEAU DE VIVEN

Etabli selon toute vraisemblance sur un domus offert à un officier romain du nom de Vibius, le domaine originel a été construit sur un promontoire entouré de cours d’eaux face à la plaine fertile du Luy-de-France.

Position stratégique face à la Gascogne anglaise, il est propriété de la famille de Barzun depuis au moins 1360 et passe dans la famille d’Arros en 1576 à l’occasion du mariage de Bernard d’Arros avec l’héritière du domaine.

C’est Bernard d’Arros qui fait entrer la maison dans la grande histoire du Béarn. Ardent huguenot à la personnalité originale et fantasque, il vécut les grands troubles qui agitèrent le pays d’Henri IV. C’est lui qui en 1608 doit emprunter 9000 Livres pour restaurer la vielle demeure médiévale dont il subsiste de belles traces et poser les grands traits de la demeure actuelle.

Possession du marquis de Mesplès  président du parlement de Navarre à la fin de l’Ancien Régime, de grands travaux d’embellissement et d’aménagement sont menés en 1756 et 1757. C’est à cette période que le château prend le visage qu’on lui connaît. Symbole même des résidences des magistrats du Siècle des Lumières, le château illustre le savoir-faire des artisans béarnais et notamment des Cagots qui participèrent à sa restauration.

Surpris par la Révolution, le marquis de Mesplès quittera la demeure en 1793. Elle sera vendue après le décès de la marquise survenu au château en 1807.

C’est ici que la légende entre à Viven. On raconte que Napoléon 1er offrit le château à Jean Navailles, haut fonctionnaire colonial des Antilles, pour avoir sauvé le Trésor français lors de la prise de la Guadeloupe par les Anglais. La pierre tombale de Jean Navailles est scellée contre les communs.

Tout au long du XIX° siècle, des anciens esclaves Noirs des Antilles, affranchis par leur maître travaillèrent dans les jardins. L’un d’entre eux fut inhumé dans le caveau seigneurial, exemple quasi-unique en Béarn.

Visité par le cardinal d’Astros et sans doute par Pierre Loti, le château a fait l’objet de considérables travaux de sauvegarde et de restauration par les propriétaires actuels depuis 1982.